Par surprise, Samsung présente le Galaxy A8, un « Samsung Galaxy S8 light »

Le fabricant sud-coréen a officialisé ses nouveaux appareils de milieu de gamme. Ils reprennent notamment l’écran Infinity Display du Galaxy S8.

 

*Samsung n’aura finalement pas attendu le CES 2018 pour annoncer ses Galaxy A8 et A8+. Après de nombreuses fuites ces dernières semaines puis la publication d’une prise en main complète sur YouTube, l’entreprise a officiellement dévoilé le successeur du Samsung Galaxy A5 (2017) – baptisé Samsung Galaxy A8 – ainsi qu’une version grand format. La principale évolution concerne l’écran, qui passe au format 18,5:9 Infinity Display, inauguré avec le Galaxy S8. La dalle Super Amoled (5,6 pouces pour le A8 et 6 pouces pour le A8+) profite d’une définition Full HD+.

Un « vrai » mode portrait pour les selfies

Les Samsung Galaxy A8 et A8+ sont également les premiers appareils de la gamme à être équipés de deux modules photo en façade (16 Mpix + 8 Mpix, f/1.9). Samsung précise que l’utilisateur peut choisir d’utiliser l’un ou l’autre à la volée, selon le niveau de zoom désiré. Les selfies bénéficient par ailleurs de la fonction Live Focus, qui permet de se servir du second capteur pour obtenir un flou d’arrière-plan. Autrement dit, il s’agit d’un mode portrait avec deux focales, fonctionnant comme ceux du Galaxy Note 8 et de l’iPhone X, cette fois adapté aux autoportraits.

A l’arrière, les Samsung Galaxy A8 et A8+ embarquent un unique module photo de 16 Mpix ouvrant à f/1.7. La qualité d’image en basses lumières pourrait donc être au rendez-vous. Le capteur d’empreintes digitales est cette fois placé sous le capteur photo, ce qui devrait le rendre plus facilement accessible que sur le Galaxy S8.

Un prix en forte hausse ?

Le fabricant précise que les Galaxy A8 et A8+ sont équipés d’un processeur à huit cœurs – vraisemblablement l’Exynos 7885 – dont les deux plus puissants sont cadencés à 2,2 GHz avec 4 Go de mémoire vive pour le Galaxy A8 et 4 ou 6 Go de mémoire vive pour le Galaxy A8+. Des versions 32 et 64 Go sont prévues pour chaque modèle, sans que l’on puisse savoir si elles seront toutes commercialisées en France.

Une vague de cyberattaques déferle sur l’Ukraine et la Russie

Le fonctionnement de l’aéroport d’Odessa, du métro de Kiev et de plusieurs médias russes a été perturbé. L’attaque s’est depuis propagée en Turquie, en Allemagne et aux États-Unis.

Le rançongiciel semble avoir encore de beaux jours devant lui. Une nouvelle version de ce programme malveillant qui chiffre les données d’un ordinateur, avant d’exiger le versement d’une rançon pour les récupérer, frappe actuellement l’Ukraine et la Russie. Mardi 24 octobre en début de soirée, plusieurs entreprises et institutions russes et ukrainiennes ont signalé des perturbations de leur fonctionnement, et déploré des «attaques informatiques».

L’aéroport ukrainien d’Odessa, le métro de Kiev et l’agence de presse russe Interfax ont été les premiers à signaler des dysfonctionnements. L’aéroport a présenté ses excuses sur son compte Facebook auprès des passagers pour l’attente supplémentaire occasionnée par une «attaque». Le compte Twitter du métro de Kiev a indiqué qu’il était devenu impossible de payer ses tickets par carte bancaire. Enfin, Interfax a averti sur Twitter qu’une attaque «sans précédent», selon les termes de son directeur, avait rendu ses dépêches inaccessibles, contraignant l’agence à les diffuser sur Facebook et sur l’application de messagerie mobile Telegram. L’entreprise de sécurité ESET estime que 65% des victimes se trouvent en Russie, contre 12% en Ukraine et 10% en Bulgarie.

Une fois infectés par ce programme malveillant, les ordinateurs concernés affichent un message indiquant à la victime l’adresse Internet à laquelle se rendre pour effectuer le versement d’une rançon. Un compte à rebours mentionne également le temps restant avant que le prix de cette rançon augmente. Son montant est actuellement de 0,05 bitcoin, soit un peu plus de 240 euros. Le journaliste américain Joseph Cox donne un exemple du message d’avertissement visible par les victimes

Un rançongiciel du nom de «Bad Rabbit»

Le mode opératoire de ce rançongiciel, désigné sous le nom de «Bad Rabbit», est en cours d’étude. D’après Kaspersky, le programme malveillant s’attaque aux réseaux des entreprises par le biais d’une fausse mise à jour du logiciel Adobe Flash, que l’utilisateur est invité à lancer manuellement. Le logiciel a par la suite le champ libre pour chiffrer les données de l’ordinateur concerné et le rendre inaccessible. Contacté par Wired, le directeur de la recherche et de l’analyse de Kaspersky, Costin Raiu, évoque des similarités entre Bad Rabbit et NotPetya, un rançongiciel qui avait frappé des entreprises et administrations du monde entier en juin.

«Selon nos données, la plupart des victimes ciblées dans ces attaques sont situées en Russie», note par mail Vyacheslav Zakorzhevsky, chef de l’équipe de recherche anti-malware de Kaspersky Lab. «Nous avons également constaté des attaques similaires en Ukraine, Turquie et Allemagne, mais elles sont moins nombreuses.»

Sur Twitter, l’entreprise de cybersécurité russe Group-IB confirme que Bad Rabbit est impliqué dans l’attaque de l’agence russe Interfax, ainsi que d’autres médias russes «majeurs».